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Mourey en terre promise

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Véritable coureur tout-terrain depuis la saison passée, Francis Mourey s'est surtout imposé comme le plus grand crossman français de tous les temps. L'octuple champion de France entend encore le démontrer, ce dimanche après-midi, à Lanarvily.

Le voilà seul sur terre. En s'octroyant un 8emaillot tricolore, dimanche, près de l'hippodrome de Lignières-en-Berry, Francis Mourey s'est débarrassé de ses derniers adversaires. On veut parler d'Eugène Christophe, de Roger Rondeaux et d'André Dufraisse, ses illustres aînés, avec qui le Franc-Comtois de la formation FDJ.fr partageait le record de victoires sur un championnat de France.Les autres, les contemporains, eux, ne rivalisent plus depuis belle lurette. Certains (Gadret, Chainel, Boulo...) n'ont pas hésité à changer leur fusil d'épaule en privilégiant la route.

Premier à la Citadelle

D'autres (Duval, Jouffroy), désabusés, ont carrément arrêté la compétition... et ceux qui la poursuivent se battent uniquement pour un accessit. « En France, on ne court plus pour la première place... », rappelle Nicolas Bazin.A 33 ans, Francis Mourey, c'est vrai, n'a sans doute jamais été aussi impressionnant.Cet hiver, l'incontestable n° 1 français de la discipline a ainsi réalisé un nouveau Grand chelem sur les manches du Challenge national - 10esuccès consécutif au général ! - et il a surtout remporté l'une des épreuves les plus convoitées de la Coupe du monde, à la Citadelle de Namur (devant Vantornout, Albert, Nys et Van der Haar).L'actuel n° 6 au classement UCI n'avait pas accompli pareille performance depuis 2006. « Physiquement, je pense que je suis au même niveau que l'an passé, j'ai peut-être un peu plus de réussite », analyse-t-il depuis son hôtel de Saint-Aygulf.

Le Mondial en tête

Maillot bleu-blanc-rouge soigneusement plié dans la valise, Mourey est descendu, dès lundi, rejoindre ses coéquipiers de la FDJ.fr dans le Var pour un camp d'entraînement à double objectif : effectuer un dernier gros bloc de travail dans l'optique des Mondiaux d'Hoogerheide (2 février) et préparer la saison routière. Au programme : footing au saut du lit, foncier (6 h de vélo mardi, 4 h 30 mercredi...), intensités dans les cols et sorties derrière scooter.« Je risque d'avoir les jambes un peu lourdes à Lanarvily mais c'est le prix à payer pour être bien dans quinze jours aux Pays-Bas », explique l'ancien maçon, en quête d'un podium mondial depuis 2006 (3e).« J'ai prouvé qu'il était accessible. Je sais que le titre est à ma portée, ce serait la cerise sur le gâteau... »

1er du Tro Bro 20e du Giro

Viendra ensuite la saison de route où Francis Mourey s'est découvert de nouvelles facultés l'an passé : vainqueur de la dernière étape au Circuit de la Sarthe - sa première gagne sur l'asphalte depuis neuf ans -, le coureur tout-terrain a récidivé sur le Tro Bro Leon où il a évidemment fait un malheur dans les ribinoù avant de se classer 20eet premier Français du Tour d'Italie.« Je ne suis pas spécialement surpris, je savais que j'avais les capacités pour bien marcher sur route. Je n'étais pas fatigué en sortant de ma saison de cyclo-cross, je me suis entraîné différemment, j'ai bien bossé et ça a rapidement porté ses fruits. Quand on travaille, vous savez, on est toujours récompensé. »L'octuple champion de France a travaillé dur cette semaine...

  • Philippe Priser
Article LE TELEGRAMME 19-01-2014

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