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: Tous nos remerciements aux partenaires, aux bénévoles et à toutes les autres personnes qui ont contribué à la réussite sportive et populaire des championnats de France des 7 et 8 janvier. N’hésitez pas à consulter les nombreux articles de presse et les photos relatifs à cet évènement exceptionnel !  

Lanarvily. Venturini, le petit prince

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A 21 ans à peine, Clément Venturini a réussi l'exploit de déboulonner Francis Mourey de son piedestal à trois reprises depuis l'ouverture de la saison. Le jeune Rhodanien de la formation Cofidis tentera d'enfoncer le clou lors de la finale de la Coupe de France, dimanche, dans les prairies de Lanarvily

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En moins de trois semaines, Clément Venturini a réussi là où les Chainel, Gadret, Labbe et consorts se sont tous cassé les dents pendant une dizaine d'années, au point de prendre leurs distances avec la discipline hivernale. Et l'ancien champion du monde juniors (2011) n'a pas fait les choses à moitié puisqu'il a fait mordre la poussière à l'octuple champion de France trois fois d'affilée, ce qui n'avait probablement jamais dû arriver au Franc-Comtois dans l'Hexagone.

 

 

L'image de la saison

Le jeune Venturini a ainsi « tapé » Mourey à Marle, le 3 novembre, à Dijon, le 24 novembre, et, dans l'intervalle, à Sisteron (le 16) pour ce qui restera comme l'image forte de la saison. Ce jour-là, dans les Alpes de Haute Provence, le prodige avait soufflé la victoire sur la ligne à son malheureux aîné, victime d'un bris de dérailleur dans les derniers hectomètres et contraint de terminer sa course à pied, le vélo en vrac sur l'épaule. « Sans cela, c'est Francis qui aurait gagné. Je ne l'ai battu que deux fois à la pédale », tempère Clément Venturini. Qu'importe, le Rhodanien de Vaulx-en-Velin, espoir surclassé, a marqué les esprits en dominant coup sur coup celui qui n'avait plus d'équivalent en France. « Je ne m'y attendais pas forcément. En début de saison, j'avais surtout pour objectif de me rapprocher de son niveau. Après, je cours toujours pour gagner, je ne fais pas de complexe, je poursuis mon chemin... Maintenant, ce n'est pas parce que je l'ai battu à deux reprises que j'ai pris le dessus. Francis reste le cador, il n'est pas sur la marche du deuxième... », affirme le petit prince du cyclo-cross français, professionnel chez Cofidis depuis le début de l'année et déjà vainqueur sur l'asphalte (à domicile, lors de la 4e étape du Rhône-Alpes Isère Tour). « Je suis jeune, je n'ai pas envie de choisir. Un coureur comme le Tchèque Zdenek Stybar, même si je n'ai pas son talent, a prouvé que l'on pouvait faire carrière en cyclo-cross avant de se diriger vers la route ». Ce week-end, Clément Venturini prendra la direction de Lanarvily où un succès lui permettrait de faire coup double et d'enlever le classement général de la Coupe de France, chasse gardée de Francis Mourey depuis dix ans.

Lanarvily un mauvais souvenir…

« Je vais courir pour gagner, je vais tout donner et on verra bien le résultat à l'arrivée », poursuit avec humilité celui qui ne garde pas un très bon souvenir de son premier passage dans le Mingant. « J'étais passé au travers lors des championnats de France juniors en 2011, je n'avais pas les jambes (18e). Heureusement pour moi, la suite s'était mieux passée... » La suite ? Le dimanche suivant, Clément Venturini avait remporté la manche de Coupe du monde (à Pontchâteau) et trois semaines plus tard, il avait décroché de main de maître le maillot arc-en-ciel à Saint-Wendel en Allemagne. Un maillot qu'un certain Francis Mourey n'a jamais porté.

Philippe PRISER  - Le télégramme 11-12-2014